In fine, il ne faut absolument pas dire que tous les migrants sont pauvres. Les motifs de migrations sont multiples. Evidemment, il y'a ceux qui veulent améliorer leurs conditions de vie et qui se trouvent dans une situation de précarité dans leur pays d'origine. Mais, il y'a aussi ceux qui veulent s'épanouir autrement à l'autre bout du monde.

Une des idées reçues les plus répandues sur les migrants est le fait qu’ils sont tous pauvres et fauchés. Il suffit juste de poser la question à son entourage pour que les réponses du type “Ils n’ont pas d’argent”, “ils n’ont pas de travail” surgissent.

Malheureusement, ce n’est rien d’abasourdissant. On ne duplique que ce qui a été colossalement popularisé.

L’action d’émigrer impose des moyens

Un acte migratoire, est-il gratos? Sans aucun doute, partir ailleurs est toujours conditionné par un capital financier minimal pour prendre la route, manger, trouver un endroit où se loger … Un parcours migratoire n’est, donc, pas sans frais.

Dans le but d’appréhender les migrations et leurs rapports à la pauvreté, il est essentiel de se poser une deuxième question : Comment les migrants réussissent à mettre en route leur plan migratoire ?  En parallélisant les deux questions, beaucoup de profils migratoires se dévoilent dont les migrations de travail et celles de peuplement.Par conséquent, il ne faut jamais lier les migrations qu’à la pauvreté.

Partir pour étudier

Certains choisissent de s’expatrier afin de continuer leurs études. L’épanouissement personnel et professionnel reste parmi les objectifs que certains se fixent pour émigrer. La plupart de ces profils appartiennent aux classes moyennes et riches, qui trouvent que leurs pays n’offrent pas une formation qui se conforme à leurs ambitions.

Fuite des cerveaux, un  autre contre-argument

D’ailleurs, on remarque que les taux d’émigration vers les pays de l’OCDE sont en constante augmentation, notamment pour l’Europe, l’Amérique latine et les Caraïbes. Les taux d’émigration des hautement qualifiés dépassent les taux globaux pour la plupart des pays d’origine, reflétant la nature sélective des migrations. La fuite des cerveaux est, ainsi, un contre-exemple qui invalide cette abstraction.

In fine, il ne faut absolument pas dire que tous les migrants sont pauvres. Les motifs de migrations sont multiples. Evidemment, il y’a ceux qui veulent améliorer leurs conditions de vie et qui se trouvent dans une situation de précarité dans leur pays d’origine. Mais, il y’a aussi ceux qui veulent s’épanouir autrement à l’autre bout du monde.

Cet article est rédigé par Hajar KHARROUBI et Sara JOUBBA

A lire : Les stéréotypes, un problème au quotidien

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