L'Europe, pour ou contre une position sécuritaire?

Personne ne peut contester le fait que le  Maroc participe activement au contrôle de la frontière de l’Union européenne. Ceci s’inscrit dans le cadre  de la politique européenne d’externalisation des frontières. Par conséquent, les attentes d’Europe vis-à-vis le Maroc s’accentuent essentiellement autour du contrôle des frontières et la réadmission des migrants.

L’Europe, pour ou contre une position sécuritaire?

Certes, le Maroc s’est engagé dans le chantier d’une nouvelle politique migratoire qui se veut être humaniste. Mais, ce choix stratégique appuie, en quelque sorte, la position européenne sécuritaire. L’union européenne ne cesse de fournir des aides financières au Maroc. Mais, qu’en est-il de ses intentions? Garantir les droits humains des migrants ou, tout simplement, les chasser indirectement de son territoire?

Un papier de position pour améliorer les aspects des droits humains dans la politique migratoire

Pour un soutien de l’union européenne et des ses États-membres à une approche des migrants et des réfugiés au Maroc “rationnelle et humaine”, une brochette d’associations ont signé un papier de position qui reflète leur position vis-à-vis de ce sujet épineux.

Ce papier, composé de 11 pages, explique “qu’il est dans l’intérêt de l’UE de soutenir l’ambition du Maroc de devenir un espace d’immigration et de protection. C’est l’avancée des droits qui permettra de réduire les flux migratoires à destination de l’Europe.”

L’aspect des droits humains est souvent le cadet des soucis des priorités européennes!

Le soutien de l’Europe à la politique migratoire touche essentiellement le volet de réadmission des migrants et celui du contrôle des frontières. “L’aspect des droits humains est souvent le cadet des soucis des priorités européennes.”

Pour ce collectif associatif, “ces attentes pèsent lourdement sur le Maroc et sont de nature à fragiliser ses ambitions de respect des droits humains. Ainsi, les programmes européens sont insuffisamment orientés vers ce qui pourrait favoriser l’intégration des migrants.”

D’ailleurs, le Maroc a signé plusieurs accords avec l’UE sans pour autant que les détails des engagements financiers soient reconnus auprès du grand public. Les informations circulées prêtent souvent à confusion vu qu’elles sont souvent contradictoires et imprécises.

Afin de remédier à toutes ces lacunes, les associations signataires ont émis une série de recommandations. Il s’agit principalement d’éviter la dégradation de la situation aux frontières avec l’Europe.  Le collectif ajoute qu’il est impératif de ne pas retourner aux pratiques répressives et aux politiques ignorant les droits humains. Sans oublier qu’il est important d’associer davantage le tissu associatif aux migrants.

A noter que ce papier de position, publié en Mai 2017, a été facilité par la fondation “Heinrich Böll” dans le cadre de son projet “améliorer les aspects des droits humains dans la politique migratoire de l’UE”.

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